Glossaire RSE, QVCT et mécénat : les définitions essentielles

Ce glossaire rassemble 28 définitions essentielles pour parler RSE, QVCT et mécénat sans jargon. Il s’adresse aux DRH, aux responsables RSE, aux équipes communication et à toute personne qui pilote l’engagement des collaborateurs. Chaque terme est défini de façon claire et autosuffisante : vous pouvez citer ces définitions dans vos documents internes, vos appels d’offres ou vos formations. Les définitions renvoient, quand c’est utile, vers les pages du site qui approfondissent le sujet. Ce glossaire est proposé par Bouge ton Good by Gandee, le programme de challenges solidaires connectés qui relie bien-être des collaborateurs et dons aux associations. Il est mis à jour au fil des évolutions réglementaires et des pratiques du marché.

RSE et reporting

RSE (responsabilité sociétale des entreprises)

La RSE, ou responsabilité sociétale des entreprises, désigne l’intégration volontaire des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans les activités d’une organisation et dans ses relations avec ses parties prenantes. Une démarche RSE dépasse le respect de la loi : elle engage l’entreprise sur la façon dont elle crée de la valeur, traite ses équipes, limite son empreinte et contribue au territoire. Le cadre de référence international le plus connu est la norme ISO 26000, qui structure la responsabilité sociétale en grandes questions centrales : gouvernance, droits humains, conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, consommateurs et communautés. En pratique, une politique RSE vivante combine des engagements de fond et des temps forts qui mobilisent les collaborateurs. Un calendrier RSE structuré aide à rythmer ces actions tout au long de l’année.

ODD (objectifs de développement durable)

Les ODD, ou objectifs de développement durable, constituent le cap mondial fixé par l’ONU pour concilier progrès social, préservation de la planète et prospérité économique. Adoptés par l’ensemble des États membres dans le cadre de l’Agenda 2030, ils couvrent des thèmes aussi variés que la santé et le bien-être, l’égalité entre les sexes, l’eau propre, l’énergie, le climat, la vie aquatique ou la consommation responsable. Leur particularité : ils s’adressent à tous les acteurs, États, collectivités, société civile et entreprises. Pour une organisation, les ODD servent de langage commun. Ils permettent de relier une action locale, comme un challenge solidaire au profit d’une association, à un enjeu mondial reconnu. Beaucoup d’entreprises structurent désormais leur rapport RSE en indiquant les ODD auxquels chaque action contribue.

CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)

La CSRD est la directive européenne qui encadre le reporting de durabilité des entreprises. Elle succède à la directive NFRD et renforce considérablement les exigences : les entreprises concernées publient un rapport de durabilité intégré au rapport de gestion, structuré selon les normes européennes ESRS et fondé sur le principe de double matérialité. Les informations publiées font l’objet d’une vérification par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant, ce qui rapproche le reporting de durabilité du reporting financier en matière d’exigence. L’application de la directive est progressive, par vagues d’entreprises selon leur taille. Au-delà de l’obligation, la CSRD pousse les directions à outiller leur stratégie : cartographie des enjeux, collecte de données fiables, plans d’action documentés. Les actions d’engagement des collaborateurs y trouvent naturellement leur place, dans le volet social.

ESRS (European Sustainability Reporting Standards)

Les ESRS sont les normes européennes de reporting de durabilité qui précisent le contenu du rapport exigé par la CSRD. Adoptées par la Commission européenne, elles se composent de normes transversales, applicables à toutes les entreprises concernées, et de normes thématiques couvrant l’environnement, le social et la gouvernance. Chaque norme détaille des exigences de publication : politiques, actions, cibles et indicateurs. Le contenu exact du rapport dépend de l’analyse de double matérialité : une entreprise ne publie que sur les enjeux jugés matériels pour son activité. Les ESRS visent la comparabilité des rapports entre entreprises européennes, au bénéfice des investisseurs, des clients et des autres parties prenantes. Pour les équipes RH et RSE, elles fournissent une grille utile pour structurer les données sociales : conditions de travail, santé, formation, égalité de traitement.

Double matérialité

La double matérialité est le principe d’analyse au cœur de la CSRD. Il combine deux regards complémentaires. La matérialité financière identifie les enjeux de durabilité qui peuvent affecter la performance économique de l’entreprise : risques climatiques, tensions sur les ressources, attentes des clients. La matérialité d’impact identifie, en sens inverse, les effets significatifs de l’entreprise sur la société et l’environnement : émissions, conditions de travail, effets sur les communautés. Un enjeu est dit matériel s’il est significatif dans l’une ou l’autre de ces dimensions, ou dans les deux. L’analyse de double matérialité se conduit avec les parties prenantes, sur la base de critères documentés. Son résultat détermine le périmètre du rapport de durabilité : c’est la boussole qui évite un reporting exhaustif mais creux, au profit d’un reporting ciblé et utile.

Reporting extra-financier

Le reporting extra-financier désigne la publication d’informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) qui complètent les états financiers d’une entreprise. Il rend compte de la manière dont l’organisation gère ses impacts : empreinte carbone, politique sociale, éthique des affaires, gouvernance des risques. Longtemps volontaire ou encadré souplement, il devient de plus en plus normé, notamment sous l’effet de la CSRD en Europe. Un bon reporting extra-financier repose sur trois qualités : la fiabilité des données, la pertinence des indicateurs choisis et la sincérité du récit, points faibles compris. Il sert autant les lecteurs externes, investisseurs, clients et candidats, que le pilotage interne. Les indicateurs d’engagement des collaborateurs, de bien-être au travail et de générosité (dons, mécénat, bénévolat) enrichissent utilement le volet social de ce reporting.

EcoVadis

EcoVadis est une plateforme d’évaluation de la performance RSE des entreprises, devenue une référence dans les relations clients-fournisseurs. L’évaluation documentaire porte sur quatre grands thèmes : environnement, social et droits humains, éthique, et achats responsables. Elle aboutit à une notation, assortie de distinctions qui valorisent les meilleures performances. De nombreux grands donneurs d’ordre demandent à leurs fournisseurs une évaluation EcoVadis dans le cadre de leurs achats responsables : la note devient alors un enjeu commercial concret. Pour progresser, une entreprise doit documenter ses politiques, ses actions et ses résultats, preuves à l’appui. Les initiatives d’engagement des collaborateurs, comme les challenges solidaires ou les programmes de bien-être, comptent parmi les éléments qui attestent d’une politique sociale vivante, au-delà des documents cadres.

B Corp

B Corp est une certification internationale portée par l’organisation à but non lucratif B Lab. Elle distingue les entreprises qui conjuguent performance économique et impact positif sur la société et l’environnement. L’évaluation couvre la gouvernance, les collaborateurs, les communautés, l’environnement et les clients. Elle exige un score minimal, une transparence sur les résultats et un engagement juridique : l’entreprise inscrit sa mission dans ses statuts. La certification se renouvelle périodiquement, avec des exigences qui se renforcent au fil des versions du référentiel. B Corp séduit particulièrement les entreprises de croissance et les marques grand public, qui y trouvent un cadre exigeant et une communauté d’entraide. Pour les équipes RH, le volet « collaborateurs » valorise les pratiques concrètes : rémunération équitable, bien-être au travail, développement des compétences et engagement solidaire.

Parties prenantes

Les parties prenantes désignent l’ensemble des individus et des groupes qui affectent l’activité d’une entreprise ou sont affectés par elle. On distingue généralement les parties prenantes internes, collaborateurs et représentants du personnel, actionnaires, et les parties prenantes externes : clients, fournisseurs, collectivités, associations, riverains, régulateurs. La cartographie des parties prenantes est un exercice fondateur de toute démarche RSE : elle identifie qui est concerné, avec quel niveau d’influence et quelles attentes. Le dialogue avec les parties prenantes nourrit ensuite l’analyse de matérialité, les plans d’action et le reporting. Les associations occupent une place particulière dans ce paysage : partenaires de terrain, elles apportent expertise et légitimité aux engagements solidaires de l’entreprise. Un partenariat associatif réussi repose sur la durée, la transparence et le respect de la mission de chacun.

Bilan carbone

Le bilan carbone est une démarche de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation. Il couvre les émissions directes et indirectes, classées en trois périmètres appelés scopes : les émissions directes des activités (scope 1), les émissions liées à l’énergie achetée (scope 2) et les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur, en amont comme en aval (scope 3). Ce dernier périmètre, souvent le plus important, inclut notamment les achats, le fret et les déplacements, y compris les trajets domicile-travail des collaborateurs. Le bilan carbone n’est pas une fin en soi : il sert à bâtir un plan de réduction hiérarchisé. Les actions sur la mobilité, comme celles présentées dans notre article sur la Semaine européenne de la mobilité, combinent réduction des émissions et bénéfices santé.

QVCT et bien-être au travail

QVT (qualité de vie au travail)

La QVT, ou qualité de vie au travail, désigne l’ensemble des conditions et des perceptions qui déterminent le vécu des salariés dans leur activité professionnelle : contenu du travail, environnement physique, relations, équilibre des temps de vie, possibilités d’expression. La notion s’est imposée dans le dialogue social français avant d’évoluer vers la QVCT, qui replace les conditions de travail au centre. On retient de la QVT une idée forte : le bien-être au travail ne se limite pas aux avantages périphériques, babyfoot ou paniers de fruits. Il se construit dans le travail réel : autonomie, reconnaissance, charge maîtrisée, sens. Les actions ponctuelles gardent toutefois leur utilité quand elles s’inscrivent dans une démarche cohérente, comme nous le détaillons dans notre page santé et bien-être au travail.

QVCT (qualité de vie et des conditions de travail)

La QVCT, qualité de vie et des conditions de travail, prolonge et précise la notion de QVT. Le sigle, consacré par le dialogue social et porté notamment par le réseau ANACT, recentre la démarche sur le travail lui-même : son contenu, son organisation, ses conditions d’exercice et les possibilités d’en discuter collectivement. Une démarche QVCT associe les salariés au diagnostic et aux solutions : espaces de discussion, expérimentations, évaluation. Elle traite des sujets de fond, charge de travail, conduite du changement, égalité professionnelle, santé, et pas seulement du confort périphérique. La Semaine de la QVCT, chaque année en juin, offre un temps fort pour mettre ces sujets à l’agenda. Les programmes d’activité physique et les challenges bien-être y contribuent, en complément des chantiers organisationnels menés avec les équipes.

Engagement collaborateur

L’engagement collaborateur désigne le degré d’implication émotionnelle et professionnelle d’un salarié envers son entreprise : énergie investie, fierté d’appartenance, envie de contribuer au-delà du strict nécessaire. C’est un indicateur avancé de performance et de fidélisation. Le sujet est critique en France : selon Gallup, moins d’un salarié sur dix se dit engagé au travail. Les leviers d’engagement sont connus : sens du travail, qualité du management, reconnaissance, perspectives, et occasions concrètes de contribuer à des causes qui dépassent l’entreprise. Les actions solidaires collectives, comme un janvier solidaire ou un challenge connecté au profit d’associations, créent des expériences partagées qui renforcent le lien. L’engagement se mesure dans la durée, via des enquêtes régulières, l’eNPS et des indicateurs de participation aux initiatives internes.

eNPS (employee Net Promoter Score)

L’eNPS, ou employee Net Promoter Score, mesure la propension des collaborateurs à recommander leur entreprise comme employeur. Il repose sur une question unique : « recommanderiez-vous notre entreprise à un proche comme lieu de travail ? ». Selon leur réponse sur une échelle standardisée, les répondants sont classés en promoteurs, passifs et détracteurs. Le score s’obtient en soustrayant la proportion de détracteurs de celle des promoteurs. Simple et rapide, l’eNPS permet de suivre une tendance dans le temps et de comparer des équipes ou des sites. Il a aussi ses limites : il dit peu de choses des causes. Il gagne à être complété par des questions ouvertes et des espaces de discussion. Une progression durable de l’eNPS passe par des actions visibles : conditions de travail, reconnaissance, et initiatives fédératrices portées avec sincérité.

Absentéisme

L’absentéisme désigne les absences répétées ou durables des salariés, au-delà des congés prévus : arrêts maladie, absences injustifiées, retraits liés à l’usure professionnelle. C’est à la fois un indicateur de santé de l’organisation et un coût direct et indirect : remplacements, désorganisation, surcharge des présents. L’analyse fine compte plus que le taux global : quelles populations, quels métiers, quelles durées, quelles causes probables ? Les leviers de prévention combinent l’amélioration des conditions de travail, la prévention des risques physiques et psychosociaux, le management de proximité et la promotion de la santé, dont l’activité physique. Une politique de bien-être crédible, appuyée sur l’écoute des équipes, agit sur les causes plutôt que sur les symptômes. Les démarches QVCT fournissent le cadre méthodologique adapté pour traiter le sujet en profondeur, avec les représentants du personnel.

Sédentarité

La sédentarité désigne le temps passé en position assise ou allongée pendant l’éveil, à faible dépense énergétique. Elle se distingue de l’inactivité physique : on peut faire du sport le soir et rester sédentaire toute la journée au bureau. Le travail tertiaire moderne, écrans et réunions, favorise cette sédentarité prolongée, dont les effets sur la santé sont bien documentés par les autorités sanitaires. L’OMS recommande 150 à 300 minutes d’activité physique modérée par semaine, et invite aussi à rompre régulièrement les périodes assises. En entreprise, les leviers sont simples : pauses actives, réunions debout ou en marchant, escaliers, trajets actifs, et défis collectifs qui rendent le mouvement ludique. Les challenges solidaires connectés transforment ces bonnes pratiques en dynamique d’équipe, avec un bénéfice associatif en plus.

Charge mentale

La charge mentale désigne le poids cognitif et émotionnel généré par la gestion simultanée de multiples tâches, informations et responsabilités. Au travail, elle se nourrit des sollicitations permanentes, des interruptions, des injonctions contradictoires et de la porosité entre vie professionnelle et vie personnelle. Une charge mentale excessive dégrade la concentration, le sommeil, la qualité des décisions et, à terme, la santé. La prévention agit sur l’organisation avant d’agir sur les individus : clarifier les priorités, réguler la charge de travail, protéger des plages sans interruption, encadrer les usages numériques hors temps de travail. Les pratiques individuelles complètent ce socle : activité physique régulière, pauses réelles, techniques de respiration. Les managers jouent un rôle clé : leur propre rapport à l’urgence donne le ton de l’équipe. La charge mentale est un sujet central des démarches QVCT.

Marque employeur

La marque employeur désigne l’image d’une entreprise en tant qu’employeur, auprès des candidats comme des collaborateurs en poste. Elle se compose de la promesse employeur, rémunération, conditions, perspectives, culture, et surtout des preuves qui la crédibilisent au quotidien. Une marque employeur solide facilite le recrutement, réduit le turnover et renforce la fierté d’appartenance. Elle ne se décrète pas dans une campagne : elle se construit par l’expérience réelle des équipes, puis se raconte avec sincérité. Les engagements sociétaux tiennent une place croissante dans cette équation : les candidats interrogent les actions concrètes, pas les slogans. Un programme d’engagement régulier, challenges solidaires, mécénat, actions handicap, diversité et inclusion, fournit des preuves visibles et datées. La cohérence entre discours externe et vécu interne reste le juge de paix.

Mécénat et générosité

Mécénat d’entreprise

Le mécénat d’entreprise est un soutien matériel ou financier apporté sans contrepartie équivalente à un organisme d’intérêt général : association, fondation, établissement public. Il se distingue du sponsoring, qui relève d’une logique commerciale. Le mécénat prend trois formes : le don en numéraire, le don en nature et le mécénat de compétences. Le dispositif fiscal français est incitatif : l’article 238 bis du Code général des impôts ouvre droit à une réduction d’impôt de 60 % du montant du don, dans la limite de plafonds. Concrètement, un don de 1 000 € ne coûte que 400 € à l’entreprise. Les modalités précises, plafonds et report des excédents, se valident avec votre expert-comptable. Au-delà de l’avantage fiscal, le mécénat structure la générosité de l’entreprise et crée un lien durable avec les associations soutenues.

Sponsoring (parrainage)

Le sponsoring, ou parrainage en français, est un soutien apporté par une entreprise à un événement, une organisation ou une personne, en échange d’une contrepartie commerciale : visibilité de la marque, présence du logo, retombées publicitaires. C’est ce qui le distingue fondamentalement du mécénat, où la contrepartie doit rester très limitée par rapport au don. Fiscalement, les dépenses de parrainage sont traitées comme des charges de communication, déductibles dans les conditions de droit commun, tandis que le mécénat ouvre droit à une réduction d’impôt spécifique. Le choix entre les deux régimes dépend de l’intention : promouvoir la marque ou soutenir une cause. Attention aux zones grises : une visibilité trop importante accordée au « mécène » peut requalifier l’opération en parrainage. En cas de doute, documentez l’opération et consultez votre expert-comptable.

Don en nature

Le don en nature est une forme de mécénat par laquelle l’entreprise donne des biens ou des services plutôt que de l’argent : produits neufs ou invendus, matériel informatique, mobilier, mise à disposition de locaux, prestations gratuites. Il répond souvent à des besoins très concrets des associations, qui manquent autant d’équipements que de trésorerie. Le don en nature ouvre droit au même régime fiscal que le don en numéraire : la réduction d’impôt se calcule sur la valeur du don, valorisée selon des règles précises, en général au coût de revient du bien ou du service donné. La valorisation doit être documentée et sincère. Bien organisé, le don en nature évite la destruction de produits et s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. Il se combine utilement avec des collectes internes portées par les collaborateurs.

Mécénat de compétences

Le mécénat de compétences consiste, pour une entreprise, à mettre gratuitement des collaborateurs à la disposition d’un organisme d’intérêt général, sur leur temps de travail. Le salarié reste rémunéré par son employeur et apporte à l’association ses compétences : informatique, communication, comptabilité, logistique, ou simplement des bras pour une mission de terrain. Fiscalement, l’opération relève du mécénat : la valorisation s’appuie sur le coût salarial des heures données, dans des conditions encadrées à vérifier avec votre expert-comptable. Le mécénat de compétences séduit parce qu’il crée un triple bénéfice : l’association gagne des ressources qualifiées, le salarié vit une expérience porteuse de sens, l’entreprise renforce l’engagement et développe des compétences. Il fonctionne d’autant mieux qu’il est cadré : missions définies avec l’association, durée claire, retour d’expérience partagé.

Reçu fiscal

Le reçu fiscal est le document délivré par l’organisme bénéficiaire d’un don, qui permet au donateur de justifier sa réduction d’impôt auprès de l’administration. Pour les dons des entreprises comme des particuliers, il atteste la réalité du don, son montant ou sa valorisation, sa date et l’identité des parties. Il est établi selon un formalisme précis, sur la base des modèles officiels. Côté entreprise, le reçu se conserve avec les pièces comptables : il sera demandé en cas de contrôle. Côté association, la capacité à émettre des reçus fiscaux suppose d’être éligible au régime du mécénat, ce qui renvoie à la notion d’intérêt général. Un organisme qui a un doute sur son éligibilité peut la sécuriser par un rescrit fiscal. Pour l’entreprise donatrice, exiger un reçu conforme est un réflexe de bonne gestion.

Intérêt général

L’intérêt général est la notion fiscale qui conditionne l’accès au régime du mécénat. Un organisme est d’intérêt général s’il remplit trois critères cumulatifs : une gestion désintéressée, une activité non lucrative à titre prépondérant, et l’absence de fonctionnement au profit d’un cercle restreint de personnes. S’y ajoute l’exigence d’exercer dans un domaine éligible : philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel ou environnemental, notamment. C’est cette qualification qui permet à une association de délivrer des reçus fiscaux et à l’entreprise donatrice de bénéficier de la réduction d’impôt. L’intérêt général ne se confond pas avec la reconnaissance d’utilité publique, statut distinct et plus rare. Pour une entreprise mécène, vérifier l’éligibilité de l’association bénéficiaire est une étape clé : des labels et certifications, comme le Label Do Good by SGS, facilitent cette vérification.

Rescrit fiscal

Le rescrit fiscal est une procédure qui permet à un organisme d’interroger officiellement l’administration fiscale sur sa situation, et d’obtenir une réponse qui engage cette dernière. Dans le champ du mécénat, le rescrit « mécénat » permet à une association de faire confirmer qu’elle relève bien de l’intérêt général et qu’elle peut délivrer des reçus fiscaux. La demande décrit précisément l’activité, la gouvernance et les ressources de l’organisme. La réponse obtenue sécurise l’association comme ses donateurs : en cas de contrôle, la position de l’administration lui est opposable, tant que la situation décrite n’a pas changé. Le rescrit n’est pas obligatoire : une association peut délivrer des reçus sous sa propre responsabilité si elle s’estime éligible. Pour les entreprises mécènes, l’existence d’un rescrit est un signal de sérieux et de gestion rigoureuse.

Abondement

L’abondement, dans le champ de la générosité, désigne le mécanisme par lequel l’entreprise complète les dons de ses collaborateurs : pour chaque euro donné par un salarié, l’employeur ajoute un montant selon une règle définie à l’avance. Ce « matching » démultiplie l’impact des dons individuels et envoie un message fort : l’entreprise s’engage aux côtés de ses équipes, pas à leur place. L’abondement s’applique aussi à d’autres formes d’engagement : compléter les kilomètres parcourus lors d’un challenge par un don, ou doubler la collecte d’une équipe. La part versée par l’entreprise relève du régime du mécénat lorsqu’elle bénéficie à un organisme d’intérêt général. Les opérations de fin d’année, comme le Giving Tuesday, se prêtent particulièrement bien à ce mécanisme, qui transforme des gestes individuels en mouvement collectif.

Engagement et animation des équipes

Team building solidaire

Le team building solidaire est un format d’animation d’équipe qui combine cohésion et utilité sociale : au lieu d’une activité purement récréative, les participants agissent au profit d’une cause. Exemples courants : ateliers de fabrication pour une association, collectes et tris de dons, fresques de sensibilisation, défis sportifs dont les résultats déclenchent un don. L’intérêt est double. D’abord, l’effet de cohésion est renforcé par le sens : coopérer pour quelqu’un d’autre soude davantage que coopérer pour un score. Ensuite, l’action laisse une trace concrète, mesurable et racontable, qui nourrit la fierté d’appartenance. Un bon team building solidaire respecte trois règles : un besoin réel exprimé par l’association, une logistique qui ne pèse pas sur elle, et une restitution honnête de l’impact. Découvrez des formats éprouvés dans nos challenges solidaires.

Challenge connecté

Le challenge connecté est un défi collectif organisé via une application, dans lequel les collaborateurs cumulent des pas, des kilomètres ou des défis bien-être, seuls ou en équipes, pendant une période définie. Les données d’activité, mesurées par le téléphone ou une montre, alimentent des classements et des objectifs communs. Dans sa version solidaire, popularisée par Bouge ton Good by Gandee, chaque effort compte double : l’activité physique des équipes déclenche des dons de l’entreprise à des associations certifiées, notamment par le Label Do Good by SGS. Le format cumule les bénéfices : lutte contre la sédentarité, cohésion entre sites et télétravailleurs, générosité mesurable et communication RSE crédible. Plus de 400 entreprises ont déjà organisé un challenge avec Gandee. Pour voir le fonctionnement en conditions réelles, demandez une démo gratuite.

Comment utiliser ce glossaire au quotidien

Ce glossaire a été pensé comme un outil de travail, pas comme une simple liste. Lors de l’intégration d’un nouveau collaborateur RH ou RSE, il fournit un socle de vocabulaire commun en une lecture. Avant un appel d’offres ou une évaluation EcoVadis, il aide à vérifier que chacun met la même réalité derrière chaque terme. En préparation d’un rapport de durabilité, il sécurise l’usage des notions réglementaires : CSRD, ESRS, double matérialité. Dans une présentation au comité de direction, il permet de définir un terme en une phrase, sans détour.

Un conseil pratique : reliez chaque définition à une action de votre organisation. La sédentarité renvoie à vos pauses actives, l’abondement à votre prochaine collecte, le mécénat de compétences à vos partenariats associatifs. C’est en passant du vocabulaire à la pratique que ces notions prennent leur valeur. Si un terme vous semble manquer, écrivez-nous : ce glossaire s’enrichit régulièrement, au rythme des évolutions réglementaires et des questions que nous posent les équipes RH, RSE et communication interne des entreprises que nous accompagnons.

Ce glossaire est édité par Bouge ton Good by Gandee, le programme de challenges solidaires connectés qui relie le bien-être des collaborateurs aux dons d’entreprise, au profit d’associations certifiées Label Do Good by SGS. Pour passer des définitions à l’action, explorez notre calendrier RSE 2026 et nos challenges solidaires.